La forge par matriçage consiste à former par déformation plastique après chauffage un tronçon de barre appelé lopin.
Cette opération est effectuée à l'aide d'outillages appelés « matrices » (supérieure et inférieure). Les matrices portent en creux la forme de la pièce. On présente dans l'outillage un lopin ou une préforme qui peut être préparée à l'aide de matrices d’ébauche. L'excédent de métal file en bavure dans le logement prévu à cet effet.
La bavure est ensuite découpée en suivant le contour de la pièce. Cette opération s’appelle le dérasage.
Ces pièces brutes sont réalisées en alliages non ferreux tels que les alliages d'aluminium, de cuivre, de laiton, … Des éléments d'addition tels que l'aluminium, l'étain, le fer, le manganèse, le nickel, le silicium, dans les pourcentages de 1 à 2%, améliorent les caractéristiques mécaniques. Ce sont les alliages à haute résistance mécanique.
Cette technique permet d'obtenir des pièces de formes complexes sans passer par la fusion du métal, ce qui a une très grande importance pour le corroyage et pour l'orientation des fibres que l'on retrouvera dans la pièce finale.
• Possibilité de réaliser en grandes et moyennes séries des pièces de formes variées et complexes
• Obtention de caractéristiques mécaniques excellentes : le matriçage affine la structure et permet l'orientation des grains ce qui confère en général des caractéristiques mécaniques élevées associées à une grande résistance à la fatigue
• Absence de criques et de défauts tels que les retassures, les porosités ou les soufflures, ce qui assure une parfaite étanchéité aux pièces
• Facilité de parachevement des pièces par usinages, traitements de surface, ... On a alors à faire à des pièces complexes à des prix de revient très compétitifs


